Eline Vere (1991)
Countries
Belgique
Colour Type
Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Marianne Basler (Eline Vere)
- Monique Van de Ven (Betsy Van Raat)
- Thom Hoffman (Vincent Vere)
- Johan Leysen (Henk Van Raat)
- Aurore Clément (Madame Elise Vere)
- Michael York (Lawrence St. Clair)
- Bernard Kruysen (Theo Fabrice)
- Paul Anrieu (Mr. Daniel Vere)
- Herman Gilis (Otto Van Erlevoort)
- Miryanne Boom (Jeanne Ferelijn)
- Alexandra Van Marken (Emilie De Woude Van Bergh)
- Michaël Pas (Georges De Woude Van Bergh)
- Ragnhild Rikkelman (Lilie Verstraeten)
- Koen De Bouw (Paul Van Raat)
- Karen Van Parijs (Frederique Van Erlevoort)
- Nelly Frijda (Miss Verstraeten)
- Tom Jansen (Mr. Verstraeten)
- Joop Admiraal (Hovel)
- Max Croiset (Mr. Reyer)
- Alexandre Von Sivers (Mr. Mirakel)
- Dora Van der Groen (Hospita)
Production
- Silent Sunset Productions (Antwerpen)
- Sigma Film Productions (Maarssen)
Pays
Belgique
À propos de ce film
Les livres populaires de l'auteur néerlandais Louis Couperus n'avaient jamais été adaptés à l'écran avant ce film. Avec Eline Vere, Harry Kümel effectue un come-back remarquable au cinéma, après de longues années d'absence. Le scénario est issu des plumes conjointes du journaliste hollandais Jan Blokker et du Français Patrick Pesnot. Harry Kümel lui confère son cachet visuel personnel. Dans le roman passionnant de Louis Couperus, Eline Vere est une jeune femme à l'hérédité chargée, névrotique, vivant dans l'irréalité de ses rêves. Le film la présente surtout comme une victime de la mesquinerie étouffante de l'atmosphère de La Haye au tournant de ce siècle; un drame que l'esthétique de Kümel illustre parfaitement. Ainsi Kümel oppose les images de La Haye enneigée à la vivacité et aux coloris de Bruxelles. Le cinéaste est un grand admirateur de Luchino Visconti, qui utilisait le style pour créer une réflexion visuelle et souligner la tragédie de l'histoire et des personnages. L'évocation visuelle de l'ambiance fin de siècle tente de parvenir à cela. Ben Van Os et Jan Roelfs, décorateurs attitrés du cinéaste britannique Peter Greenaway, signent un décor d'une beauté époustouflante. Outre la version longue, il existe une version "director's cut" en cinémascope. Ce montage de 161 minutes, projeté assez rarement, illustre les difficultés de production rencontrées par Kümel avec ses producteurs Paul Breuls (Belgique) et Matthijs van Heijningen (Pays-Bas). Quant au grand public, il n'apporta pas le succès escompté à la version normale de deux heures environ.