Femme belge Gabrielle Petit (1928)
Femme belge Belgische vrouw
Countries
Belgique
Meters
1764m
Silent/Sound
Film muet
Directeurs
Cast
Production
- Les Productions Cinématographiques Belges (Bruxelles)
Pays
Belgique
À propos de ce film
Dix ans après l'Armistice, les films patriotiques connaissaient toujours le même succès populaire qu'aux temps héroïques des productions cocardières d'Hippolyte De Kempeneer, au lendemain du conflit. Pour commémorer ce dixième anniversaire, Gaston Schoukens tourna Les croix de l'Yser, avec le concours de l'armée belge. Pas question pour Francis Martin de se mesurer à une oeuvre aussi spectaculaire, mais le filon méritait d'être creusé. Avec un budget misérable, il va donc réaliser à son tour un "film anniversaire", à la gloire d'une martyre de la Grande Guerre: l'employée Gabrielle Petit. Fusillée par les Allemands en 1916, cette courageuse patriote, devenue un des archétypes de la Résistance nationale, était déjà apparue dans La Libre Belgique, d'Armand Du Plessy (1921). Ici, le scénario est totalement centré sur elle, de ses actes clandestins au procès final par les occupants, après la délation d'un traître. Son refus de dénoncer son réseau lui vaudra d'être condamnée à mort. Une actrice du Théâtre du Parc, Renée Liégeois, jouait la fière héroïne, entourée par d'autres comédiens des scènes bruxelloises (et, bien sûr, par Francis Martin, "le jeune artiste belge de cinéma", selon l'affiche). En 1933, Francis Martin réalisa encore un dernier film muet, Beauraing, sur le lieu de pèlerinage, dont il exploita également une version sonore plus courte (350m).