La vie sexuelle des Belges (1994)
The Sexual Life of the Belgians HET SEKSLEVEN VAN DE BELGEN
Countries
Belgique
Colour Type
Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Jean-Henri Compère (Jan Bucquoy 18-28 ans)
- Noé Francq (Jan Bucquoy 9-15 ans)
- Boris Timmermans (Jan Bucquoy 2 ans)
- Sacha Jacques (Jan Bucquoy bébé)
- Isabelle Legros (Noëlla)
- Jacques Druaux (Jérôme)
- Pascale Binnert (Ariane)
- Michèle Shor (Martha)
- Sophie Schneider (Thérèse)
- Tiphaine Henrion (Fille Thérèse)
- Morgan Marinne (Fils de Thérèse)
- Monique Cremers (Mère de Thérèse)
- Serge Cremers (Père de Thérèse)
- Roberto Buscemi (Pirana)
- Moreno Boriani (Moretti)
- Stefan Lernous (Eddy)
- Georgette Stulens (Mère d'Eddy)
- Raymond Vandersmissen (Père d'Eddy)
- Sabrina Leurquin (Adjani)
- Katleen Joye (Sale culotte 11 ans)
- Valérie Van Nitsen (Sale culotte 18 ans)
- Sébastien Demone (Rouquin 11 ans)
- Alain Eloy (Rouquin 18 ans)
- Graziella Calabrese (Madame Lejeune)
- Dorothée Cappeluto (Mia)
- Laura Dupont (Mère de Mia)
- Eric Da Costa (Père de Mia)
- Séverine Henrion (Fille de Mia)
- Jacques Lefèvre (Herman)
- Kristien Pottie (Greta)
- Claudine Maton (Cathy)
- Maria Louisa Genova ("Sans Nom")
- Atlantis Van Ardoewaan (Barman)
- Herman Brusselmans (Raymond)
- Anne-Marie Polster (Esther)
- Marie-Jo Delhaye (Cécile)
- Renaldo Deman (Tony)
- Agathe Cornez (Daisy)
- Véronique Antonnuti (Sarah)
- Marlène Duelz (Marlène)
- Noël Godin (Pierre Mertens)
- Laure Pionteau (Ange)
- Jennifer (Jennifer)
- Marilyne Darimont (Ulrike)
- Jan Bucquoy (Andréas/Cybulski)
- Tegan Pick (Autoscooters)
- Julie Bougard (Danseuse)
- Michel Angelly (Marchand)
Production
- Transatlantic Films (Bruxelles)
Pays
Belgique
À propos de ce film
Ce film est le premier volet de l'autobiographie d'un autodidacte du cinéma: Jan Bucquoy. Le personnage a déjà traversé dans le scandale les territoires de la subversion et de l'anarchie, à travers actions publiques et bandes dessinées. Il aborde maintenant l'écran, sans le moindre financement public, sous un titre bien accrocheur. Dans la Flandre des années 50, c'est d'abord l'enfance d'un gosse qui essaie de comprendre le monde, et dont l'étouffement par le mode de vie "petit-bourgeois" est conté en quelques anecdotes terribles. Après ces étapes d'initiation, le héros débarque à Bruxelles: là, il vogue de Karl Marx au sexe, de la littérature au bistrot. L'atavisme familial, les pulsions de séduction et son goût de l'idéologie pure et dure feront que ce très personnel cocktail Molotov se retournera assez souvent contre lui. Tout cela est dit sur le ton d'une ironie et d'une autodérision constantes. L'envie de s'exprimer se transforme en cinéma, et cela coûte cher, comme aurait dit sa mère. Donc Jan Bucquoy invente, bricole, et choisit la voix off pour conduire le récit: une voix off à la fois descriptive et littéraire, sarcastique et désabusée. Les images suivent, plans iconiques du désastre. Elles captent la médiocrité, la révolte et le rêve. La plupart des séquences sont tournées frontalement, moments transformés en tableaux, sans mouvement de caméra superflu. Ce film pauvre et magnifique, maladroit et inventif, interroge d'abord les lents et coûteux moyens des productions classiques, et prouve, comme le disaient déjà les cinéastes de la Nouvelle Vague, que, pour faire un film, il faut d'abord un auteur avec quelque chose de personnel et de fort à transmettre.