Louisa, een woord van liefde (1972)

Louisa, a Word of Love Louisa, un mot d'amour Een woord van liefde

Countries

Belgique

Colour Type

Couleur

Silent/Sound

Avec son

Production

Pays

Belgique

À propos de ce film

Depuis L'étreinte, une sorte d'Histoire d'O intime, un parfum de scandale flottait autour de Paul Collet et Pierre Drouot. Oeuvre poético-impressionniste Louisa, un mot d'amour fit couler moins d'encre. Le sujet du film n'était pourtant pas moins provocant et tabou, mais le message était enrobé dans une intrigue romantique qui effraya moins le grand public. Partant du tableau de Manet {Le déjeuner sur l'herbe}, Drouot et Collet ont imaginé un scénario, quelque peu remanié par Jean Ferry, sur l'harmonie des relations amoureuses triangulaires entre deux Bohémiens (Roger Van Hool et André Van den Heuvel) et une aristocrate (Willeke Van Ammelrooy). Contrairement à ce qui se passe dans le Jules et Jim de Truffaut (1961), l'amour à trois n'est pas miné ici par l'impuissance de l'individu, mais par la rigidité de la morale bourgeoise, l'hypocrisie de la noblesse et la force des armes, qui sont à l'origine de tous les maux. En chantant l'amour libre et la vie communautaire, ce conte sentimental, rehaussé par la photographie en demi-teinte d'Eddy Van der Enden (voir Mira), reflétait tout à fait les idéaux de la génération anticonformiste, pacifiste et anti-Viêt Nam. Les réalisateurs admettaient d'ailleurs volontiers qu'ils avaient entièrement conçu leur film en fonction de l'identification et de la réaction du spectateur. La presse belge réagit avec beaucoup d'enthousiasme, tout comme le public. Ce film, d'un budget de 12.000.000 de FB, resta à l'affiche pendant plus de 13 semaines à Bruxelles et Anvers, et sortit également en France.