Mira of de teleurgang van de Waterhoek (1970)
Mira De teleurgang van de Waterhoek
Countries
Belgique
Colour Type
Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Willeke Van Ammelrooy (Mira)
- Carlos Van Lanckere (Broeke)
- Jan Decleir (Lander)
- Luc Ponette (Maurice)
- Roger Bolders (Sieper)
- Mart Gevers (Manse)
- Freek De Jonge (Treute)
- Charles Janssens (Snoek)
- Fons Rademakers (Notaris)
- Romain Deconinck (Landmeter)
- Ann Petersen (Hospita)
- Ward De Ravet (Rijkswachter)
Production
- Kunst en Kino (Brussel)
- Art et Cinéma (Bruxelles)
Pays
Belgique
À propos de ce film
A l'occasion du centenaire de Stijn Streuvels, le réalisateur néerlandais Fons Rademakers et l'écrivain Hugo Claus reçurent une commande d'adaptation filmique d'une de ses oeuvres. Tous deux avaient déjà travaillé ensemble sur Village au bord de la rivière (1958) et Le couteau (1961). Ils choisirent {De teleurgang van de Waterhoek} ("Le déclin du Waterhoek"), un roman de 1927 qui avait heurté la Belgique cléricale d'alors par ses connotations sexuelles, et qui ne fut jamais apprécié à sa juste valeur. Ils présentèrent une première ébauche du film à Streuvels, peu avant son décès en août 1969 à l'âge de 98 ans. Waterhoek est un hameau sur l'Escaut dont la quiétude est bouleversée suite à la décision des autorités de bâtir un pont sur le fleuve. La plupart des villageois s'y opposent, tandis que certains voient dans cette modernisation une source de revenus. Entre les deux camps louvoie Mira (une mémorable Willeke Van Ammelrooy), qui s'entiche de tous ceux qui portent la culotte, parmi lesquels son propre oncle (le fils du meneur des opposants à la construction du pont), et qui épousera finalement l'ingénieur en charge des travaux. Deux sujets sont entrelacés: d'une part le progrès et la modernisation semant la discorde dans une communauté villageoise à l'esprit borné, et d'autre part la thématique de la sexualité qui oppose - avant de faire cohabiter - la permissivité (Mira) et le conservatisme catholique (l'ingénieur Maurice). Thématique à laquelle le film souscrit: la campagne de promotion insista davantage sur les scènes piquantes de Mira, l'air du temps (le début des années 70) étant très friand de sujets prêchant l'amour libre et le non-conformisme.