Toute une nuit (1982)
All Night Long
Countries
Belgique
Colour Type
Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Angelo Abazoglou
- Frank Aendenboom
- Natalia Akerman
- Véronique Alain
- Paul Allio
- Jacques Bauduin
- François Beukelaers
- Michèle Blondeel
- Philippe Bombled
- Ignacio Carranza
- Gabrielle Claes
- Aurore Clément
- Christiane Cohendy
- Nicole Colchat
- Edith De Barcy
- Dirk De Batist
- Laurent De Buyl
- Jan Decleir
- Jan Decorte
- Ingrid De Vos
- Alix Dugauquier
- Marie-Ange Dutheil
- Luc De Koning
- Philippe Ekkers
- Bénédicte Erken
- David Errera
- Pierre Forget
- Herman Gilis
- Catherine Graindorge
- Brigid Grauman
- Lucy Grauman
- Michel Karchevsky
- Tcheky Karyo
- Nadine Keseman
- Pierre Lampe
- Francine Landrain
- Grégoire Lapiower
- Jean-Philippe Laroche
- Susanna Lastreto
- Christine Leboutte
- Carmela Locantore
- Chris Lomme
- Michel Lussan
- Sylvie Milhaud
- Claire Nelissen
- Gisèle Oudart
- Janine Patrick
Production
- Paradise Films (Bruxelles)
- Avidia Films (Paris)
Pays
Belgique
À propos de ce film
Une nuit donc à Bruxelles. Une nuit d'été et d'orage. Jusqu'à l'aube, des hommes et des femmes, dans la moiteur, l'énervement de la chaleur, vivent, rêvent ou rencontrent l'amour. La solitude aussi, la passion parfois. Le temps est comme suspendu, magnifié par le désir et l'attente. Il faut qu'il se passe quelque chose ce soir-là. Alors s'organise comme un ballet, un puzzle, un chassé-croisé. Chantal Akerman nous propose des "fragments de discours amoureux", des morceaux de roman. Une dizaine de couples amorcent, terminent ou continuent une histoire de coeur qui se lit au travers de signes simples et forts, comme dans les chansons de Piaf. Il y a les taxis et les gares, les coups de téléphone, les chambres d'hôtel, les valises faites à la hâte, les draps froissés. Les partenaires font trois petits tours et puis s'en vont. Des coups de foudre fracassent les couples, des vérités claquent comme des coups de revolver. Là, le roman-photo rencontre le cinéma d'avant-garde. On retrouve les constantes du style d'Akerman: plans fixes, cadrages très géométriques, séquences longues, acteurs qui jouent juste mais un peu décalé; ils semblent avoir un rapport plus intense avec leur vérité qu'avec la réalité. Trois danses rythment le film, seuls passages musicaux dans une bande "son" faite de bruits et de rares dialogues. Le cinéma de Chantal Akerman appartient par son langage à la modernité (avec le cut, l'étirement du temps, la liberté des personnages, la déconstruction du récit), tout en s'appuyant sur une sensibilité qui explore l'universel du romanesque.