Aline (1992)

Aline et Michel

Countries

Belgique

Colour Type

Couleur

Silent/Sound

Avec son

Directeurs

Pays

Belgique

À propos de ce film

La Québécoise Carole Laganière est venue faire ses études cinématographiques à l'INSAS. Ses exercices de réalisation ont d'abord attiré l'attention d'un de ses professeurs, Pierre Drouot, qui a produit son premier court métrage hors école. Thierry Abel prend alors le relais pour monter une coproduction belgo-canadienne: Aline. L'histoire du film a quelque chose de la tranche de vie, du fait de société. Aline est une préadolescente dont la voix off conduit le récit. Ses parents sont divorcés. Elle vit avec sa mère. Son père (interprété par Philippe Volter), éternel enfant plein de séduction et parfaitement irresponsable, vient l'enlever pour quelques semaines de road movie affectueux. La rencontre dans un snack d'une jeune femme charmante et paumée va mettre un terme au voyage qui se proposait d'"aller voir les baleines". La nouvelle venue est travailleuse sociale et vit avec un ex-amoureux garagiste et voleur de voitures. Aline, lucide et adulte, va assister aux jeux amoureux de désir et de rivalité de ces trois grands enfants. La fin, "douce-amère" comme on dit dans les dossiers de presse, renverra chaque personnage à sa case de départ. L'histoire, qui se déroule au Québec, est très fortement marquée par le mode de vie canadien, accent y compris. Carole Laganière y développe sa vision "féministe" du monde: les femmes sont plus exigeantes et responsables, les hommes plus fragiles et les petites filles sont plus matures que les adultes. Le scénario est très classique avec métaphore, rebondissement et événements prévisibles. D'ailleurs, tout est tellement à sa place que le spectateur assiste à un récit qu'il a l'impression de connaître.