Brugge die stille (1981)

BRUGES, DEAD CITY Bruges-la-morte

Countries

Belgique

Colour Type

Couleur

Silent/Sound

Avec son

Directeurs

Cast

Production

Pays

Belgique

À propos de ce film

{Bruges-la-morte}, oeuvre généralement considérée comme symboliste, roman de l'écrivain flamand francophone Georges Rodenbach, a inspiré Roland Verhavert. En effet, le cinéaste, qui s'était progressivement spécialisé dans l'adaptation de grandes oeuvres littéraires, décida de réaliser son sixième long métrage à partir du célèbre livre. Un veuf d'une quarantaine d'années, membre de la grande bourgeoisie et habitant une maison de maître imposante, ne vit plus que pour le souvenir de son épouse décédée. Lorsque la mélancolie le submerge, il va se promener le long des canaux brugeois, où tout lui rappelle sa femme défunte. Au cours d'une de ces promenades solitaires dans la ville, il rencontre une jeune danseuse qui ressemble à sa femme comme deux gouttes d'eau. Il est complètement bouleversé. C'est le début d'une idylle, qui se développera pour aboutir, inéluctablement, à une débâcle. Bruges-la-morte# est une évocation sensible d'une obsession maladive, un sujet que Roland Verhavert réussit à mettre en images avec efficacité. Il réalise avec ce film, probablement, une de ses oeuvres les plus personnelles. Le film de Verhavert est imprégné de la lourde mentalité de la fin du siècle décrite dans le roman. La liaison invraisemblable entre les deux personnages principaux nous impose une série de promenades touristiques à travers une Bruges vide et déserte. Cette solitude transforme la ville en décor dépouillé et stylisé dans lequel se déroule le conflit psychologique des deux personnages principaux.