Brussels by Night (1983)
Countries
Belgique
Colour Type
Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- François Beukelaers (Max)
- Ingrid De Vos (Alice)
- Amid Chakir (Abdel)
- Michel Mentens (Louis)
- Daniel van Avermaet (Taxichauffeur)
- Nellie Rosiers (Josephine-Charlotte)
- Fred Van Kuyk (Jules)
- Jan Reusens (Receptionist)
- Machteld Ramoudt (Zuster Alice)
- Josse De Pauw (Man in wasserette)
- Jaak Pijpen (Gids)
- Ronny Waterschoot (Politieagent)
- Senne Rouffaer (Onderzoeksrechter)
- Guy Mortier (Assistent-onderzoeksrechter)
- Marleen Merckx (Dienster)
- Bernard Van Eeghem (Buitenwipper)
Production
- Multimedia (Brussel)
- Real Reel Films (Brussel)
- Altsien Rock Werchter-Torhout (Berverlaak-Werchter)
Pays
Belgique
À propos de ce film
Indubitablement, Brussels by Night constitue un tournant: un scénario couronné et une première mise en scène époustouflante de Marc Didden, un élan neuf pour la production flamande via Multimedia d'Erwin Provoost, un incitant pour une nouvelle génération de réalisateurs (Deruddere est assistant) et la reconnaissance internationale par l'entremise du Grand Prix de San Sebastian. Quatre déracinés se croisent dans la métropole by night. Max vient de la campagne; il est cynique, agressif et cherche la paix. Louis est pensionné, Alice sert dans un bar et se rêve actrice, Abdel le Marocain est conducteur de tram. Ils rient et ils boivent, ils se taisent et se battent, ils errent et sont hagards. Le métro, les rues vides, les néons, les snack-bars. La structure fragmentée du film s'appuie sur un scénario aux développements insoupçonnés où évoluent des personnages à l'âme blessée. Leur antagoniste s'appelle Bruxelles, lieu où les frontières (linguistiques) s'effacent, où le passé se dilue et où l'anonymat est aussi pénible que réconfortant. La complicité, palpable, entre Didden et ses acteurs s'exprime par leur spontanéité. Fan de rock, le cinéaste joue en maître du blues de la grande ville, de la mélancolie au ravissement, de la tendresse à la violence. Ce road movie poétique traverse la ville et la nuit en cercles, entre Akerman et Wenders, entre Extérieur nuit et film noir. Malgré des imperfections inhérentes au budget minimal, le film fait preuve de style, possède une âme et reste étranger au pessimisme à la mode. Il incarne l'essence du déracinement de cette fin de XXe siècle.