Camera sutra of de bleekgezichten (1972-1973)
Suckers to Suffer About in a Camera Sutra Camera sutra ou les peaux pâles
Countries
Belgique
Colour Type
Noir et blanc & Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Robbe de Hert (Robbe)
- Dora Van der Groen (Moeder)
- Paul 's Jongers (Bisschop)
- Guido Claus (Secretaris van de Bisschop)
- Ivo Pauwels (Legerofficier)
- Jos de Hert (Uncle Sam)
- Rufus J. Bohez (Huurling)
- Jaak Boon (Wielrenner)
- Frieda Pittoors
- Fred Van Kuyk
- Ida Dequeecker
- Reinhilde Decleir
- Leo Madder
- Dirk Everaert
- Frans Smolders
- Michel Mazgani
- Freddy Beyns
- John Van Gestel
- Piet Raes
- José Torrez
- Maria Torrez
- Herwig Lerouge
- Jeanine De Roef
- Guido Van Zieleghem
- Paul Verbraeken
- Rita Heirman
- Rudi Torck
- Danielle Petit-Jean
- Jan Noe
- Jacques Vandenbergh
- Willy Cambronne
- Brian Fiddleman
- Jacky Adriaansen
- Hugo Ceulemans
- Otto Claus
Production
- Fugitive Cinema (Antwerpen)
Pays
Belgique
À propos de ce film
Robbe de Hert avait à peine 30 ans quand, avec Camera sutra ou les peaux pâles, il donna corps à ses idées révolutionnaires. Il lui avait fallu longtemps pour en mettre au point le concept. Des années durant, il avait manipulé des pensées isolées et des trouvailles éparses, envisagé des suggestions d'amis et de collègues, jusqu'à ce que la Commission de Sélection débloque ses subsides et lui permette de se jeter corps et âme dans l'écriture d'un scénario structuré. Ce travail déboucha sur un film en deux parties. La première est un montage d'actualités, d'images d'archives et de reconstitutions semi-fictives qui évoquent le contexte d'un pays figé dans ses conventions, dans ses événements et ses festivités traditionnelles: la paisible Belgique de 1970 et ses courses cyclistes, fêtes de la bière, pèlerinage de l'Yser et rentrée des classes... Dans le second volet, sorte d'acte de révolte pubertaire, de Hert crache haineusement son venin sur ce pays apparemment sans histoires, dans l'ombre duquel les abus de pouvoir et les injustices s'en donnent pourtant à coeur joie. Ici, les images de reportage font place à la fiction et de Hert assure lui-même le rôle principal, celui d'un activiste armé qui parcourt le pays en malmenant l'école et l'armée, l'esprit grégaire et le système. Derrière l'apparence du pamphlet se cache un autoportrait du jeune rebelle de Hert. Le film fut montré une première fois au Festival de Manheim en 1972 dans sa durée originale de 130'. Trop long à son goût de Hert le remonta afin de le ramener à 95'. C'est dans cette nouvelle version que l'oeuvre fut gratifiée de nombreuses récompenses dans divers festivals européens.