Coeurs belges (1923)

Belgian Hearts La châtelaine Belgische harten

Countries

Belgique

Colour Type

Teinté & Tonifié

Meters

1689m

Silent/Sound

Film muet

Directeurs

Cast

Production

Pays

Belgique

À propos de ce film

Au lendemain de l'Armistice, le plus dynamique des producteurs de l'après-guerre, Hippolyte De Kempeneer, s'était lancé, comme on l'a vu, dans la fiction patriotique, fort rentable à cette époque. Dans son petit studio du boulevard Barthélémy, deux réalisateurs vont s'avérer des spécialistes du genre: Charles Tutelier, puis, surtout, Armand Du Plessy. Mais d'autres auteurs exploitent ce précieux filon, dont Paul Flon, Francis Martin et, plus tard, Théo Bergerat. Un produit croquignolet entre tous semble avoir été ce Coeurs belges. Annoncé dès 1920 sous le titre La châtelaine, il fut seulement terminé dans les studios De Kempeneer à Machelen, deux ans plus tard. La jeune marquise Berthe de Brabant vient d'épouser un beau gentilhomme français, lorsque éclate la guerre. Son mari, blessé dans un raid contre les Allemands, remet à un officier teuton le bouquet de mariée de Berthe, avant de mourir sans révéler son nom. Blessé à son tour et fait prisonnier, l'Allemand est transporté dans l'hôpital où Berthe travaille pour la Croix-Rouge. Il lui confie l'histoire, sans se douter de rien: Berthe va-t-elle se venger ou accomplir son devoir d'infirmière? Ce scénario serait dû à l'Abbé De Moor (qui joue dans le film un curé patriote, diffusant des journaux clandestins). Un professeur d'art dramatique, Aimée Navarra (la première réalisatrice féminine belge connue), fit interpréter le film Coeurs belges par des élèves de son cours, et l'ouvrage fut présenté en mars 1923, sous le patronage de la Croix-Rouge. Une copie de ce mélodrame, où pas un poncif ne manque, existe encore à la Cinémathèque Royale.