C'était le bon temps (1936)

Those Were the Days Garde-civique et vieilles ficelles De goede oude tijd

Countries

Belgique

Silent/Sound

Avec son

Directeurs

Production

Pays

Belgique

À propos de ce film

L'accueil fait à En avant la musique galvanisa Gaston Schoukens: il disposait depuis 1934 d'un nouveau studio, d'une équipe homogène au dévouement éprouvé (Paul Flon à la caméra, l'humoriste Noël Barcy pour les scénarios et dialogues, et Suzanne Varlet, Madame Schoukens, comme décoratrice), et désormais d'une vedette au charisme indubitable: Gustave Libeau, l'archétype parfait du Bruxellois folklorique. Toute cette joyeuse bande se lança donc avec conviction dans un film en costumes et chansons. On y retrouvait toutes les saveurs d'une Belle Epoque fort magnifiée par la mémoire, l'heureux temps où "Bruxelles brusselait": l'époque des fiacres, du phonographe à pavillon, des guinguettes du Bois de la Cambre et des cafés-concerts à diseuses en robes pailletées. En matamoresque capitaine de la Garde Civique, un Libeau réjoui se laissait embarquer dans l'escroquerie des "Pétroles du Katanga", entre deux gueuzes et un pot-pourri d'airs du début du siècle. On retrouvait, jouant sa fille, la vedette féminine numéro un du muet, la toujours avenante Suzanne Christy. Tout cela orchestré avec un brio peu commun chez Schoukens, comme euphorisé par ces musiques légères et cette Belgique désuète de son enfance. A quatre ans d'une autre guerre, Schoukens avait visé juste en misant sur la nostalgie des jours révolus: C'était le bon temps fut le film qui rapporta les plus grosses recettes en Belgique dans les années 30, tout de suite après Blanche-Neige! Maintes fois repris avec le même succès (et même enrichi 16 ans plus tard de rushes inemployés en 1936, sous le titre Garde-civique et vieilles ficelles), il marque une date dans notre cinéma populaire.