De loteling (1973)

The Conscript Le conscrit

Countries

Belgique

Colour Type

Couleur

Silent/Sound

Avec son

Directeurs

Cast

Production

Pays

Belgique

À propos de ce film

Après l'important succès public de Mira, une adaptation du roman de Stijn Streuvels {De teleurgang van de Waterhoek} ("Le déclin du Waterhoek"), le producteur Jan van Raemdonck poursuivit dans la même lignée en portant à l'écran l'oeuvre de Henri Conscience, {De loteling} ("Le conscrit"). Nic Bal, directeur de la BRT, rédigea le scénario et les dialogues, et Roland Verhavert, après la réalisation et la production de Chronique d'une passion, se chargea du tournage de ce mélodrame plus que centenaire. Un jeune paysan, Jan Braems, échappe à la conscription par tirage au sort mais se laisse convaincre de remplacer un conscrit de bonne famille, moyennant une importante somme d'argent. Durant son service, on lui vole ses économies et il perd la vue; chez lui, sa fiancée Katrien ne peut plus payer le fermage. Lorsqu'elle le ramène à la maison, ils se font attaquer; en pleine bruyère, Jan assiste impuissant au viol de sa bien-aimée par des rôdeurs. Malgré tous ces malheurs, le couple trouvera la force et le courage de reprendre ensemble le chemin de la vie. Jan Decleir est très convaincant dans le rôle du jeune paysan, mais c'est surtout l'interprétation brillante de la débutante néerlandaise Ansje Beentjes qui ressort de ce récit mélodramatique. La musique, choisie avec soin (l'orgue de Händel), souligne magnifiquement les moments tragiques et émouvants. Le film souffre néanmoins de dialogues rigides, issus d'un néerlandais standard. Le conscrit n'obtint qu'un succès populaire restreint, malgré un prix - mineur - au Festival de Berlin de 1974.