De potloodmoorden (1982)
The Pencil Murders Meurtres au crayon
Countries
Belgique
Colour Type
Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Leslie De Gruyter (Rick Van Houtte)
- Rosemarie Bergmans (Marilène Van Houtte)
- Christian Baggen (Leslie Werkers)
- Bert André (Vertommen)
- Jaak Van Hombeek (Politie-inspecteur)
- Souleye Dramé (Souleye)
- Francis Appariccio (Capriccio)
- Ronnie Commissaris (Pierre)
- Warre Borgmans (Carl)
Production
- Skyline Films (Brussel)
Pays
Belgique
À propos de ce film
A sa sortie en 1982, Meurtres au crayon se retrouva au centre d'un débat sur la politique cinématographique belge. Malgré une réputation de scénariste rapidement acquise, Guy Lee Thys s'était vu refuser plusieurs projets par la Commission de Sélection. Il décida donc de produire son premier long métrage sur fonds propres. Le résultat connut un accueil sympathique de la part de la critique et un gros succès commercial lorsqu'un important distributeur/exploitant maintint le film à l'affiche des principales villes flamandes pendant de longues semaines. L'événement eut un impact significatif sur les nombreuses discussions se déroulant à l'époque à propos de la politique cinématographique du pays, surtout après les lourds échecs de La carne, Le trou de l'enfer et La fin du voyage, trois films qui avaient bénéficié de subventions. Point de départ de ce film: un assassin liquide des femmes en leur enfonçant un crayon dans le cerveau par le nez. Le thriller connaît ensuite un dénouement déroutant auquel on aboutit via les voies classiques du genre. On y voit un rapprochement entre le héros et l'héroïne (l'inspecteur de police et sa femme) dont les chemins s'étaient séparés. Thys réussit à camoufler le manque de moyens grâce à quelques astuces scénaristiques et sut trouver une série de bons acteurs prêts à s'embarquer dans l'aventure. Sa volonté étant de partager les recettes du film entre tous les collaborateurs, il s'engagea dans une âpre discussion avec le distributeur: en vain, puisqu'il ne restait pas grand-chose à partager. Par la suite, Thys promena une réputation de cinéaste maudit.