Dood van een non (1975)

Death of a Nun Mort d'une nonne

Countries

Belgique

Colour Type

Couleur

Silent/Sound

Avec son

Cast

Production

Pays

Belgique

À propos de ce film

1975 ne fut pas seulement l'année de Jeanne Dielman, l'oeuvre dérangeante de Chantal Akerman. Cette année-là, le monde du cinéma et des médias flamands était également sens dessus dessous car un des romans flamands les plus importants de l'après-guerre, le best-seller {Dood van een non} ("Mort d'une nonne") de la critique catholique de cinéma Maria Rosseels, allait être porté à l'écran. A la surprise générale, ce sont Paul Collet et Pierre Drouot, les mauvais garçons du cinéma flamand, qui réalisèrent le film, cherchant à se refaire une virginité avec un sujet plus métaphysique, après une série d'oeuvres lucratives. Mort d'une nonne est l'analyse caractérielle d'une jeune femme paralysée et pieuse (magnifiquement interprétée par Nellie Rosiers), qui promet à Dieu de se faire nonne si elle guérit et découvre l'amour. Elle tient sa promesse, mais perd progressivement la foi. Bien que Collet et Drouot restèrent assez fidèles au roman, ils lui donnèrent une fin athée, tournée en Inde, totalement différente. Ce qui provoqua pas mal de remous, surtout en milieu catholique. Une version raccourcie et adaptée apparut d'ailleurs sur le marché néerlandais, car le coproducteur Gerrit Visscher estima que cette fin-là manquait totalement de crédibilité. Collet et Drouot travaillèrent trois ans à ce film; le résultat est une oeuvre d'excellent niveau technique, avec une belle photographie et un langage symbolique. Le plus prestigieux des films flamands jamais réalisés, avec des subsides record de 10 millions de francs sur un budget total de 25 millions, eut droit à une campagne promotionnelle sans précédent en Belgique, pour sa sortie simultanée dans sept villes du pays.