Farinelli il castrato (1994)
Farinelli the Castrato
Countries
Belgique
Colour Type
Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Stefano Dionisi (Farinelli - Carlo Broschi)
- Enrico Lo Verso (Riccardo Broschi)
- Elsa Zylberstein (Alexandra)
- Caroline Cellier (Margareth Hunter)
- Jeroen Krabbé (Haendel)
- Jacques Boudet (Philippe V)
- Omero Antonutti (Porpora)
- Marianne Basler (Comtesse Mauer)
- Renaud du Pelou de Saint Romain (L'enfant)
- Graham Valentine (Le Prince de Galles)
- Pier Paolo Capponi (Le père)
- Delphine Zentout (La suivante)
Production
- K2 (Bruxelles)
- Stéphan Films (Paris)
Pays
Belgique
À propos de ce film
Après Le maître de musique, qui avait réconforté enfin le box-office national et reçu une excellente audience à l'étranger, Gérard Corbiau a continué, avec Farinelli, son exploration fictionnelle du monde de la musique. Ici, le succès de son film précédent lui a permis de bénéficier de moyens de production qui ne contraignent plus son goût de la mise en scène fastueuse. L'action se déroule au XVIIe siècle entre Naples, Londres et Madrid. Elle suit le destin de Carlo Broschi, un castrat à la voix sublime, et de son frère Riccardo, un compositeur maniériste. Gérard et Andrée Corbiau ont imaginé une structure à l'Amadeus de Forman, très conflictuelle, pleine de tension et de rivalité. Entre les deux frères, c'est le contrat tragique de la perte de la virilité, de la conquête de la gloire et d'un étrange partage des femmes. Entre les Broschi et Haendel, c'est une lutte tout aussi passionnelle, mais plus théorique, sur l'essence de la musique. Des intrigues amoureuses, souvent douloureuses, vont ajouter le pathétique d'un impossible partage à trois. Gérard Corbiau maîtrise avec brio son sujet, l'histoire de l'opéra et celle du spectacle, la vie des cours et de leurs intrigues, le chant des castrats. On a beaucoup souligné la perfection de la bande sonore, travaillée avec le concours de l'IRCAM, qui recrée technologiquement la voix perdue des castrats. Gérard Corbiau a su dépasser la somptuosité d'un "film en costumes" pour aboutir à une intensité dramatique toujours renouvelée, avec des personnages émouvants, fragiles et violents.