Home Sweet Home (1973)

La fête à Jules

Countries

Belgique

Colour Type

Couleur

Silent/Sound

Avec son

Directeurs

Production

Pays

Belgique

À propos de ce film

Benoît Lamy a abordé différents types de comédie durant sa carrière, selon l'inspiration et les lieux du moment. Home Sweet Home se situe dans la veine "belge", adjectif pris dans le sens territorial, avec ce que cela implique comme habitudes sociales, comportements et utilisation de la langue. Le sujet est transgressif et peu traité: que ressentent les personnes âgées que l'on place dans des maisons de retraite ou de repos? Quel sort les institutions médicales ou administratives leur réservent-elles? Un home donc, à Bruxelles, qui ressemble avec son règlement à une caserne et, de par la manière dont on traite les pensionnaires, à une école, puisqu'ils s'y font gronder comme des enfants. Jules, septuagénaire insolemment vivant, ne veut pas rentrer dans le rang. Il entraîne avec lui une vingtaine de vieilles dames qui ont leur franc-parler et un goût ludique pour la résistance. Une foucade d'un soir va amener la révolte, puis la fugue, et enfin l'insurrection. Les pompiers et les gendarmes ne pourront rien contre ces barricades du troisième âge et la mauvaise directrice sera remplacée par le bon assistant social. Sur fond de problèmes sociaux graves, celui de la vieillesse d'abord, mais aussi du pouvoir, de l'argent, et du désir, Benoît Lamy fait preuve d'un sens de l'observation, du détail juste et de la vérité qui emporte l'adhésion. Il y a constamment une truculence et un "jus" portés par une distribution très forte. Le corps et le parler de tous les acteurs font que l'on y croit, que l'on veut y croire, car l'histoire amène indignation et tendresse. Un vrai film populaire, dont le succès fut immédiat.