Home Sweet Home (1973)
La fête à Jules
Countries
Belgique
Colour Type
Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Marcel Josz (Jules)
- Elise Mertens (Anna)
- Ann Petersen (Directrice)
- Jacques Lippe (Chef de police)
- Claude Jade (Infirmière)
- Jacques Perrin (Jacques)
- Jane Meurisse (Flore)
- Marie Louise Amijes
- Dymma Appelmans
- Andrée Garnier
- Josée Gelman
- Clara Gelman
- Henriette Lambeau
- Francis Monnoyer
- Edgar # Willy
- Marcel Ameye
- Phili Dany
- Eva Djakky
- Fifi De Scheemaeker
- Ernest Delamine
- Daniel Dury
- Frank Genoe
- Elie Lison
- Jules-Henri Marchant
- Mieke Peeters
- Germaine Pascal
- Madeleine Stradel
- Violette
- Sylvie
- Anna Wagram
Production
- Pierre Films (Bruxelles)
- Lamy Films (Bruxelles)
- Reggane Films (Paris)
Pays
Belgique
À propos de ce film
Benoît Lamy a abordé différents types de comédie durant sa carrière, selon l'inspiration et les lieux du moment. Home Sweet Home se situe dans la veine "belge", adjectif pris dans le sens territorial, avec ce que cela implique comme habitudes sociales, comportements et utilisation de la langue. Le sujet est transgressif et peu traité: que ressentent les personnes âgées que l'on place dans des maisons de retraite ou de repos? Quel sort les institutions médicales ou administratives leur réservent-elles? Un home donc, à Bruxelles, qui ressemble avec son règlement à une caserne et, de par la manière dont on traite les pensionnaires, à une école, puisqu'ils s'y font gronder comme des enfants. Jules, septuagénaire insolemment vivant, ne veut pas rentrer dans le rang. Il entraîne avec lui une vingtaine de vieilles dames qui ont leur franc-parler et un goût ludique pour la résistance. Une foucade d'un soir va amener la révolte, puis la fugue, et enfin l'insurrection. Les pompiers et les gendarmes ne pourront rien contre ces barricades du troisième âge et la mauvaise directrice sera remplacée par le bon assistant social. Sur fond de problèmes sociaux graves, celui de la vieillesse d'abord, mais aussi du pouvoir, de l'argent, et du désir, Benoît Lamy fait preuve d'un sens de l'observation, du détail juste et de la vérité qui emporte l'adhésion. Il y a constamment une truculence et un "jus" portés par une distribution très forte. Le corps et le parler de tous les acteurs font que l'on y croit, que l'on veut y croire, car l'histoire amène indignation et tendresse. Un vrai film populaire, dont le succès fut immédiat.