Impasse de la Vignette (1990)
One Summer after Another Un été après l'autre
Countries
Belgique
Colour Type
Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Annie Cordy (Mère Fine)
- Paul Crauchet (Pa)
- Olivia Capeta (Anne-Marie)
- Jean-Paul Comart (Francis)
- Françoise Bette (Yvonne)
- Adrienne Bonnet (Lis)
- Monique Spaziani (Catherine)
- Jo Rensonnet (Jo Carabin)
- Suzy Falk (Madame Lisa)
- Jean-Yves Berteloot (Jeff)
- Pieter Riemens (Emile)
- Dominique Baeyens (Louise)
- Yvette Merlin (Marutschka)
- Hadi El Gammal (Le Turc)
- André Baeyens (Rouquin)
- Günther Lesage (Mari de Louise)
- Pierre Laroche (Docteur Van Damme)
- Jean-Paul Dermont (Agent de police)
- Pierrette Laffineuse (Nelly)
- Annick Christiaens (Annick, la voisine)
- Georgia Valmont (Belle Italienne)
- Gaston Carême (Frère Carabin)
- Valentine de Wouters (Lis enfant)
- Fuencisla Carmona (Carmen enfant)
Production
- Alain Keytsman Production (Paris)
- RTBF (Liège)
- Ciné-Contact (Montréal)
Pays
Belgique
À propos de ce film
Dans ce premier long métrage, il est évident qu'Anne-Marie Etienne avait une envie et un besoin forts de raconter son histoire ou plutôt celle d'une grand-mère qui a marqué son enfance. Fine, qui tient le scénario sur ses épaules, est interprétée par une Annie Cordy qui joue et surjoue, comme Fine avait vécu, avec excès, sincérité et émotion. Entre 1937 et la fin des années 60, à travers elle, c'est la saga d'une famille ouvrière et de celle de toute une impasse qui nous est proposée. Le temps s'écoule, l'Histoire passe avec la guerre d'Espagne et le second conflit mondial, mais tout cela n'arrive à l'impasse qu'à travers les adhésions et les refus de Fine. Les choses changent mais, dans ce microcosme ouvrier, c'est Fine qui les gouverne. Face à elle, son cinquième mari, ses enfants devenus adultes, abandonnés, aimés et protégés, les morts, les mariages et la vie telle qu'elle va, avec les ivrognes, les filles-mères, les conflits de voisinage, les injustices et les apprentissages. Anne-Marie Etienne a su restituer les ambiguïtés d'une femme chaleureuse et impossible, un bonheur "populiste" à la Cartier-Bresson photographiant les premiers congés payés. Les dialogues sonnent juste et les notations sont savoureuses. La mise en scène a le mérite d'être raide et simple comme les images d'un calendrier des postes, ou les chromos. Ce parti pris esthétique a les limites et les qualités de sa définition. Dans la dernière partie du film, la musique et l'émotivité l'engluent dans un surplus mélodramatique qui avait été évité jusque-là. Un film qui fait de la sincérité une finalité.