Istanbul (1985)
Countries
Belgique
Colour Type
Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Brad Dourif (Martin Klamski)
- Dominique Deruddere (Willy)
- Charlotte Berden (Corinne)
- François Beukelaers (Joseph)
- Ingrid De Vos (Beatrice Lemmens)
- Fons Goris (Julien Nagelmaekers)
- Daniel van Avermaet (Immigratiebediende)
- Chris Boni (Barmeid in Gent)
- Senne Rouffaer (Albert)
- Amid Chakir (Groentenverkoper)
- Alexandre Von Sivers (Politie-inspecteur)
- Jozef Pellens (Assistent politie-inspecteur)
- Ludo Troch (Emilio)
- Danielle Laurent (Isabelle)
Production
- Multimedia (Brussel)
- BRT (Brussel)
- ASLK (Brussel)
- RTL (Bruxelles)
Pays
Belgique
À propos de ce film
A peine dix-huit mois après Brussels by Night, le tandem Didden-Provoost donne naissance à Istanbul, un nouveau récit d'errance d'outsiders sur fond de crime. Willy, étudiant, abandonne un petit boulot de vacances pour se joindre au fascinant et troublant Klamski, en route pour Istanbul. Les rencontres du hasard (seconds rôles interprétés par des acteurs de Brussels by Night), au fil de leur périple d'Ostende à Arlon, constituent les pièces d'un puzzle moral et psychologique. Klamski est un pédophile violent et torturé à la recherche d'une pénitence quasi religieuse dans une cellule turque. Willy renverse les rapports avec une innocence dénuée de scrupule, réalise son propre rêve de l'Istanbul exotique aux dépens de Klamski mais, ce faisant, hérite de lui son passé torturé. Ce road movie tragico-absurde explore les grands espaces et la psyché oppressée: faute et châtiment, puissance et naïveté, crime et "normalité". Il est lardé de trouvailles ironiques et significatives: un "promeneur-pour-la-bonne-cause" croise régulièrement leur chemin; Klamski fuit la lumière à l'abri de ses Ray Ban; la structure se divise en trois actes "belges" (les Flandres, Bruxelles, la Wallonie). Mitigée, la critique chanta les louanges du film tout en vilipendant aussi bien la direction des acteurs que l'utilisation des paysages, les seconds rôles et le kidnapping crucial à la fin. Ces contradictions montrent bien qu'il ne s'agit pas là d'une oeuvre facile. Ce film, distant et désossé, même s'il ne crée l'émotion qu'à grand-peine, force le respect pour le professionnalisme et le talent cinématographique authentique et personnel du réalisateur.