La Belgique martyre (1919)

The Martyrdom of Belgium Drame patriotique belge de la Grande Guerre 1914-1918 Het gemartelde België

Countries

Belgique

Colour Type

Teinté & Tonifié

Meters

1650m

Silent/Sound

Film muet

Directeurs

Cast

Pays

Belgique

À propos de ce film

Pionnier belge des actualités filmées, commerçant dynamique, promoteur d'une Ligue du Cinéma Moral, Hippolyte De Kempeneer passe du document à la fiction en 1919. Il fait aménager un petit studio de prises de vues, qu'il baptise la Compagnie Belge des Films Cinématographiques, bien décidé à jouer les cartes du bon sentiment, de l'exaltation des valeurs belges et du patriotisme sous l'occupation allemande. Avec son flair habituel, il va produire ainsi une longue série de films cocardiers, qu'il fera alterner avec des adaptations de romans populaires ou des mélodrames dans lesquels se produiront des comédiens connus des scènes bruxelloises. Sa première production en date sera La Belgique martyre, annoncée comme un "drame patriotique en cinq parties, de et avec Charles Tutelier". Auteur du scénario et acteur de théâtre, Tutelier réaliserait ensuite deux films (aujourd'hui perdus): Petits Belges et Flup chasseur, avant d'abandonner le cinéma. Il interprète ici le rôle d'un jeune paysan des Flandres, à qui son père confie la ferme familiale lors de la mobilisation. Les Allemands sanguinaires vont fusiller la mère, déporter le grand-père et incendier le village. Le courageux Robert parvient à rejoindre son père dans les tranchées de l'Yser. Là, il tuera l'Allemand qui a fait fusiller sa mère, puis, dès l'Armistice, épousera sa promise et rebâtira la ferme en ruine. Après un carton glorifiant la Belgique martyre ("Tu renaîtras de tes cendres, car tu t'es placée au premier plan du monde civilisé"), une foule de figurants va former le mot "Pax" en lettres humaines, à la façon d'Abel Gance dans son générique de J'accuse.