La jeune Belgique (1922)
Young Belgium Het jong België
Countries
Belgique
Colour Type
Teinté
Meters
2000m
Silent/Sound
Film muet
Directeurs
Cast
- Lily Charlier (Madeleine)
- Gobert (Jacques Vieslet)
- Darenne (Fritz Schwartzfeld)
- Josane Djenany (Maria Devlieger)
- (Charles Vieslet) (Charles Vieslet)
- (Yvonne Vieslet) (Yvonne Vieslet)
Production
Pays
Belgique
À propos de ce film
En janvier 1922, un nouveau film produit par Hippolyte De Kempeneer va être projeté dans les salles belges, toujours à la gloire du patriotisme héroïque pendant l'occupation allemande, et à nouveau réalisé par Armand Du Plessy. Loin des traits d'humour sarcastiques qui donnaient souvent à La Libre Belgique des allures d'épopée bon enfant, c'est la gravité qui domine ici le scénario, passant d'une intrigue d'espionnage imaginaire à un drame réel de la guerre: la mort d'une gamine de dix ans, Yvonne Vieslet, abattue par un soudard alors qu'elle lançait sa brioche vers des prisonniers français affamés. Cette tragédie qui s'était déroulée à Marchienne, en pays minier, sera par la suite portée à l'écran par Francis Martin. Le décor principal du film est celui d'une auberge boraine, tenue par une aubergiste au service des occupants, Maria Devlieger. Une jeune orpheline délurée sert les boissons et amuse les clients par ses danses et ses facéties; mais en fait, Madeleine feint d'être un peu simplette pour espionner les "boches" sans méfiance. Elle découvrira ainsi l'existence du plan secret d'une offensive par les gaz asphyxiants, qu'elle communiquera aux résistants par pigeon voyageur, et arrivera même à voler un modèle du masque à gaz protecteur des Allemands. L'un des habitués de l'auberge étant Monsieur Vieslet, le père de la petite Yvonne, réalité et fiction se rejoignent après sa mobilisation, avec l'épisode attendu du martyre de la fillette (que vengera le fiancé de Madeleine, en tuant l'immonde Teuton). Jouant les idiotes, dansant ou se déguisant en homme, Lily Charlier domine l'histoire, en jolie patriote futée. Après 1922, Armand Du Plessy regagna la France pour réaliser six films (dont La garçonne et Les demi-vierges, minoritairement coproduits par la Belgique) avant sa mort deux ans plus tard.