Le banquet des fraudeurs (1951)
The Smugglers' Banquet Het banket der smokkelaars
Countries
Belgique
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Françoise Rosay (Mme Demeuse)
- Paul Frankeur (Auguste Demeuse)
- Raymond Pellegrin (Michel Demeuse)
- Jean-Pierre Kerien (Pierre)
- Karl John (Hans)
- Robert Lussac (Fernand)
- Yves Deniaud (Le brigadier Achille)
- Christiane Lénier (Siska Van Mol)
- André Valmy (Le douanier Louis)
- Fred Engelen (Lieutenant de la douane)
- Daniel Ivernel (Jef)
- Edgar Willy (Ouvrier)
- Arthur Devère (Concierge de l'usine Gus)
- Eva Ingeborg Scholz (Elsa)
- Kathe Haack (La mère d'Elsa)
- Sylvain Poons (Camionneur hollandais)
- Charles Mahieu (Lieutenant de la gendarmerie)
- Kurt Groskurth (Le gros Charles)
- Ludzer Fringa (Le bourgmestre hollandais)
- Maryse Paillet (Kobi)
- Gert Günther Hoffman
- Marguerite Daulboys
- Mia Mendelson
- Martha Dua
Production
- Tevefilm (Bruxelles)
Pays
Belgique
À propos de ce film
"Ce sont les responsables cinématographiques du Plan Marshall qui me proposèrent de tourner un film documentaire sur la naissance du Benelux (...) Charles Spaak et moi avons abandonné l'idée du documentaire, pensant qu'une fiction aurait plus de chance de captiver le public et de l'intéresser à un problème inhabituel" (Henri Storck). Un village traversé par trois frontières, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, et habité par trois mondes, celui des travailleurs, celui des douaniers et celui des fraudeurs... Charles Spaak va tisser entre tous ces points une intrigue qui les rassemble, imaginer des personnages et des situations qui permettront d'aborder les problèmes et de transmettre le "message": la fille du douanier aimera un contrebandier et s'éprendra d'un syndicaliste; le fils du patron, les fraudeurs et les ouvriers comploteront ensemble pour sauver l'usine; les contrebandiers et les douaniers tomberont d'accord sur l'intérêt de maintenir les frontières. Bref, l'Histoire avec un grand H (la création du Benelux, les projets d'Union européenne, le traumatisme de la Seconde Guerre mondiale, les questions économiques et sociales, la survie des entreprises et les luttes ouvrières) s'incarne ici dans des histoires de coeur, un suspense, un conflit social, avec un humour et des dialogues parfois trop appuyés. Le film, superbement éclairé par Eugène Schuftan, a une place importante dans l'histoire du cinéma belge: premier long métrage de fiction d'Henri Storck, première coproduction largement internationale d'après-guerre et premier film d'esprit européen.