Le huitième jour (1996)
The Eighth Day
Countries
Belgique
Colour Type
Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Daniel Auteuil (Harry)
- Pascal Duquenne (Georges)
- Miou-Miou (Julie)
- Alice Van Dormael (Alice)
- Juliette Van Dormael (Juliette)
- Isabelle Sadoyan (Mère de Georges)
- Laszlo Harmati (Luis Mariano)
- Michelle Maes (Nathalie)
- Sabrina Leurquin (Serveuse du snack)
- Alexandre Von Sivers ("Doc" Harry)
- Laurette Van Keerberghen (Nettoyeuse)
- Josse De Pauw (Policier)
- Harry Cleven (Educateur)
- Jo De Backer (Mannequin)
Production
- Home Made Films (Bruxelles)
- Pan Européenne (Paris)
Pays
Belgique
À propos de ce film
Quatre ans après Toto le héros et sa Caméra d'or cannoise, Jaco Van Dormael triomphe une deuxième fois sur la Croisette: prix d'interprétation pour les deux comédiens de son nouveau film, Daniel Auteuil et Pascal Duquenne - un jeune acteur trisomique, déjà aperçu dans "Toto". Il incarne ici un mongolien fuyant son home pour retrouver sa mère, depuis longtemps décédée, et qui rencontre fortuitement un cadre supérieur aliéné par son travail. Le voyage initiatique du handicapé innocent et du yuppie harassé les conduit vers une affection réciproque, à mesure que Georges s'incruste dans l'univers pragmatique de Harry. Dans un balancement inventif entre onirisme et humour, émotion pure et naïveté tonique, le film refuse tout apitoiement lénifiant envers les mongoliens et traduit au contraire leur richesse intérieure, leur imagination profonde, l'inanité de la notion de "différence". Alors qu'un véritable raz-de-marée secouait les salles en Belgique (700.000 entrées en six mois), puis en France et dans le monde, la critique cannoise fut assassine: "des larmes extorquées par prise d'otage des sentiments" ({Libération}), ou "de la saccharine pour grand public manipulé" ({Variety}). Le succès international du Huitième jour balaya la polémique: s'il est vrai que le film devient plus facile dans son dernier tiers (la virée des mongoliens vers la mer, les retrouvailles de Georges et de sa famille en crise, le suicide onirisé du trisomique), il semble pour le moins excessif de parler de "racolage roublard", tant l'oeuvre s'avère, au fil des séquences, une jubilatoire leçon de liberté et d'amour, grâce notamment à la vérité communicative de Pascal Duquenne.