Le juif polonais (1925)

The Bells De Poolse Jood

Countries

Belgique

Meters

1859m

Silent/Sound

Film muet

Directeurs

Production

Pays

Belgique

À propos de ce film

Après avoir terminé David dans le studio de Machelen, Harry Southwell réunit la même équipe technique (dont Henri Barreyre à la caméra et Armand Lund comme décorateur) pour filmer un scénario inspiré, cette fois, d'un classique du théâtre populaire français. Il fit appel, de plus, à des acteurs de scènes belges, dont Berthe Charmal et Fernand Crommelynck I. Il engagea également une jeune débutante, Micky Damrémont, qui sera, cinq ans plus tard, la vedette du film Un clown dans la rue. Harry Southwell livra lui-même une composition dans le rôle de l'aubergiste Mathias. Les extérieurs furent tournés en Alsace, où se déroule le roman d'Erckmann et Chatrian, publié en 1896: un aubergiste et maire de village a tué, quinze ans auparavant, un juif polonais pour le voler. Le jour du mariage de sa fille, un cauchemar épouvantable survient: Mathias se voit appréhendé par la justice, traîné aux assises et hypnotisé pour avouer son crime. Bouleversé par ce rêve, il meurt d'effroi et sa fille, innocente, ignorera toujours l'origine de la fortune de son père. Le film semble avoir emporté un vif succès auprès du grand public, impressionné par les délires visuels dans les longues séquences d'hallucinations. Le juif polonais fut le dernier film tourné dans les studios de Belga Films, ce qui marqua ainsi la fin d'un chapitre dans l'histoire du cinéma belge. Le 27 août 1926 parut dans la presse une notice annonçant la fin définitive du "Hollywood belge". L'empire créé jadis par Hippolyte De Kempeneer était devenu "une scierie mécanique".