Le portrait de l'amiral (1919)
The Admiral's Portrait Het portret van den admiraal
Countries
Belgique
Meters
1300m
Silent/Sound
Film muet
Directeurs
Cast
- M. Duquesne (Noirval)
- M. Delhez (Raoul Dupré)
- M. Tordeur (Paul Favières)
- Paule Claude (Maud Noirval)
- Fernande Dépernay (Nounou)
Production
- Le Film Cinématographique Belge (Bruxelles)
Pays
Belgique
À propos de ce film
Citoyen français, Alfred Machin avait dû regagner son pays lors de la déclaration de guerre, abandonnant le studio du Karreveld où il avait tourné la majorité de ses films belges. Durant ces années héroïques, Machin avait eu comme collaborateur le dynamique André Jacquemin, qui allait reprendre le studio abandonné durant les hostilités. En 1919, il y fonde une maison de production, Le Film Cinématographique Belge, pour laquelle le metteur en scène français Maurice Le Forestier réalisa Le portrait de l'amiral. Ce drame d'aventures fut présenté avec succès en Belgique comme à l'étranger. S'inspirant d'une nouvelle policière, Le Forestier signa également le scénario du film. Un restaurateur de vieux tableaux découvre un portrait ancien dissimulé sous une toile plus récente: celui d'un amiral du XVIIIe siècle. La signature est remplacée par une sorte de rébus qui, selon le conservateur du musée, doit conduire à un trésor caché par le marin et dont personne n'a su retrouver la trace. Après moult péripéties, la piste aboutit dans un repaire de contrebandiers. Au terme d'un assaut donné par la police, le restaurateur sagace y découvrira le fameux trésor et épousera sa bien-aimée, une jeune châtelaine ruinée. L'interprète de ce personnage, Paule Claude, domine de très loin, par son jeu et sa fraîcheur juvénile, le reste de la distribution (où l'on retrouve aussi, dans un rôle de nourrice, une habituée des films du Karreveld, Fernande Dépernay, la mère de Fernand Gravey). Gentiment réalisé, le film se laisse voir avec plaisir dans la copie que possède la Cinémathèque Royale de Belgique.