Le revolver aux cheveux rouges (1973-1974)

Manalive Trois dames et un fou De revolver met het rode haar

Countries

Belgique

Colour Type

Noir et blanc & Couleur

Silent/Sound

Avec son

Cast

Production

Pays

Belgique

À propos de ce film

Directeur de la photo d'innombrables documentaires (il en réalisa lui-même sept, de 1958 à 1966) ou de longs métrages de fiction (pour Emile Degelin, Lucien Deroisy, Pierre Laroche), le Bruxellois Frédéric Geilfus se lança dans la mise en scène à 56 ans, cosignant avec son épouse l'adaptation et la réalisation d'un roman de G.K. Chesterton, {Manalive} ("Supervivant"). Paru en 1912, le livre est l'une de ces fables policières, truffée de paradoxes et de féerie, dont l'écrivain britannique avait le secret. Dans un château délabré, qui va être transformé en clinique pour aliénés, survient un mystérieux personnage qui s'installe avec désinvolture, entraînant ses hôtes (pour la plupart en crise existentielle) dans des jeux étranges, des initiatives saugrenues. Chacun se sent mieux, face à cet enchanteur, mais le médecin de la clinique refuse de céder à son charme et croit découvrir en lui un meurtrier. Qui l'emportera? Le neurologue ou le farfadet? Le réalisme ou la fantaisie? Un sujet peu banal, on en conviendra, et un script qui décale le thème de Chesterton: le contexte victorien du livre est ici traité de manière moderne, dans un climat parfois proche du surréalisme (le titre est un clin d'oeil à André Breton), avec des images codées (le chapeau melon à la Magritte du psychiatre) et une introduction sous forme d'animation, créée par Gérald Frydman. Une oeuvre qui se veut légère, divertissante, impossible à cataloguer ou même à comprendre, où chacun doit s'impliquer selon ses fantasmes et sa logique propres. Le public sembla ne pas vouloir entrer dans le jeu des Geilfus, et leur film laissa indifférent, malgré deux montages successifs.