Les croix de l'Yser (1928)

The Crosses of the Yser La plus belle histoire des poilus de France De kruisen van den IJzer

Countries

Belgique

Colour Type

Noir et blanc + Teinté

Meters

1335m

Silent/Sound

Film muet

Cast

Production

Pays

Belgique

À propos de ce film

Après l'énorme succès de Monsieur mon chauffeur (la Lux Film en vendit des copies dans huit pays différents!), Gaston Schoukens mit le cap sur Paris. Il y passa près d'un an dans les studios et participa à un mélo oublié: Tu ne sauras jamais. De retour en Belgique, âgé de 27 ans, il produit et réalise, avec son culot habituel, un long métrage patriotique à grand spectacle pour commémorer le dixième anniversaire de l'Armistice, cosigné avec Paul Flon. Ce dernier deviendra, dès le parlant, son assistant et opérateur. Les croix de l'Yser raconte l'histoire pathétique de deux frères combattant dans les tranchées des Flandres dont l'un se sacrifie pour épargner la vie de son aîné, avant de mourir dans les bras de sa vieille mère accourue dans un hôpital du front. Dans le rôle de la mater dolorosa, Schoukens dirigea une actrice octogénaire du Théâtre du Parc: Madame Roy-Fleury, dont le visage raviné et les cheveux blancs symbolisaient toute la souffrance des guerres. L'astucieux Gaston Schoukens parvint à vendre son film à un distributeur parisien; il fut rebaptisé La plus belle histoire des poilus de France et sortit sur nos écrans avec une publicité parlant d'un "grand film français sur la guerre". Cette promotion assura un succès encore plus vaste. C'est grâce aux recettes de son mélo pacifiste que Schoukens put enfin équiper un petit studio, où il allait tourner La famille Klepkens. Ce film, de par sa synchronisation sur disque, marquera la transition entre le muet et le parlant.