Les tueurs fous (1972)
Lonely Killers En pleine gueule
Countries
Belgique
Colour Type
Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Roland Maden (Roland)
- Dominique Rollin (Dominique)
- Georges Aminel (Journaliste)
- Christian Barbier (L'ouvrier)
- Nathalie Nerval
- Marc Audier
- Georges Aubert
- Patricia Cornelis
- Marc Delsaert
- Jean Droze
- Daniel Dury
- Franz Gouvy
- Marc De Georgi
- Daniel Horowitz
- Hubert Jeuken
- Claude Joseph
- Béatrice Leymourre
- Serge Lhorca
- Christian Maillet
- Nicole Marlière
- Jean Pascal
Production
- Valisa Films (Bruxelles)
- Pierre Films (Bruxelles)
- Société Nouvelle de Doublage SND (Paris)
Pays
Belgique
À propos de ce film
Souvent mieux connu sous son titre anglais (Lonely Killers), le premier long métrage revendiqué par Boris Szulzinger s'inspirait d'un effroyable fait divers de l'été 1971: pendant dix jours, dans les Yvelines, deux gouapes sordides abattent froidement, pathologiquement, des passants inconnus à coups de carabine, juste pour le plaisir. Ajoutons que quelques jours avant la sortie du film, le fils d'une victime poignarda à mort l'un des tueurs lors d'une reconstitution: une publicité inattendue pour une production à succès, en Belgique comme en France, et qui fut même sélectionnée pour l'Oscar du meilleur film étranger. Le style choisi par le réalisateur explique sans doute cet accueil. Transposant l'histoire à Bruxelles (avec poursuite finale dans la Forêt de Soignes), Szulzinger n'entendait pas dresser un réquisitoire contre "la jeunesse délinquante" ou son inadaptation à la société. Il souhaitait simplement décrire à froid, sans les glorifier ni les blâmer, deux personnages amoraux (et reconnus sains d'esprit par les psychiatres français), se délectant dans la violence gratuite. D'où une cruauté sèche, une brutalité parfois insoutenable, qu'une partie de la critique allait reprocher au film. Le spectacle de ces deux psychopathes, lancés sans remords ni raison dans leur sanglante équipée, avait de quoi écoeurer, si l'on voulait n'y voir que complaisance dangereuse. C'était le procès déjà fait, l'année précédente, à Orange mécanique, et qui sera réitéré, vingt ans plus tard, aux films de Quentin Tarantino et à la mode des "Serial killer movies".