Malpertuis (1971)
The Legend of Doom House Malpertuis: histoire d'une maison maudite
Countries
Belgique
Colour Type
Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Orson Welles (Cassavius)
- Susan Hampshire (Nancy/Euryale/Alice)
- Michel Bouquet (Dideloo)
- Mathieu Carrière (Yann)
- Jean-Pierre Cassel (Lampernisse)
- Sylvie Vartan (Bets)
- Daniel Pilon (Mathias Krook)
- Charles Janssens (Philarète)
- Dora Van der Groen (Sylvie Dideloo)
- Walter Rilla (Eisengott)
- Bob Storm (Griboin)
- Fanny Winkeler (Moeder Griboin)
- Ward De Ravet (Doucedame)
- Jet Naessens (Eleonora)
- Cara Van Wersch (Rosalie)
- Jenny Van Santvoort (Elodie)
- Hugo Dellas (Hans)
- Gella Allaert (Gerda)
- Johnny Hallyday (Matroos)
- Cyriel Van Gent (Dikke man)
- Rosemarie Bergmans (Voorbijgangster)
- Johan Troch (Bedelaar)
Production
- Sofidoc (Bruxelles)
- Société d'Expansion du Spectacle SES (Paris)
- Les Productions Artistes Associés (Paris)
- Artemis Film (Berlin)
Pays
Belgique
À propos de ce film
Au départ il y avait le roman fantastique, signé Jean Ray: l'histoire d'une demeure maléfique (Malpertuis), où le vieux Cassavius séquestre, sous des enveloppes humaines, les anciens dieux grecs déchus. Son rêve est de marier ses héritiers avec ces créatures mythologiques pour créer une race de demi-dieux: d'où une sulfureuse intrigue qui verra le neveu de Cassavius tomber amoureux d'une des Gorgones aux yeux pétrifiants, dans un dédale vénéneux de couloirs, de chambres gigognes et d'escaliers vertigineux. Conscients des limites du cinéma belge, Harry Kümel et ses producteurs réunirent des professionnels de talent international: l'opérateur de Joseph Losey, Gerry Fisher; le créateur des masques de La planète des singes, Ken O'Gorman; et, coup de génie, Orson Welles, débarquant trois jours en Belgique pour incarner le fabuleux Cassavius, personnage moribond ténébreux, mais essentiel pour propulser l'histoire. Une autre vedette internationale, l'Anglaise Susan Hampshire, dans un triple rôle de déesse, mêla sa beauté singulière à la faune diabolique qui hantait Malpertuis. Kümel s'était engagé à fournir deux versions du film: l'une en anglais (pour représenter notre pays au festival de Cannes) identique à la version française (doublée) et l'autre en flamand (également doublée). Après l'échec cannois, il récusa le montage de la copie anglaise. On projeta donc en Belgique la seule version flamande, rigoureusement différente: mêmes images, mais montées de manière plus follement baroques, en un délire proche de l'expressionnisme (et avec une finale, absente chez Jean Ray, attribuant l'histoire à un électronicien fou, en rappel de Caligari!).