Marquis (1989)
Marquis, chien de Sade
Countries
Belgique
Colour Type
Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Philippe Bizot (Marquis/Willem)
- Bien De Moor (Justine/Juliette)
- Gabrielle Van Damme (Ambert/Bernardin)
- Olivier Dechaveau (Dom Pompero/Lupino)
- Bernard Cogniaux (Gaetan de Preaubois/Orléans)
- Pierre Decuypere (Pigonou/Jacquot)
Voix
- François Marthouret (Marquis)
- Valérie Kling (Colin)
- Michel Robin (Ambert)
- Isabelle Canet-Wolfe (Justine)
- Vicky Messica (Dom Pompero)
- Nathalie Juvet (Juliette de Titane)
- René Lebrun (Gaetan de Preaubois/Bernardin)
- Bob Morel (Pigonou)
- Roger Crouzet (Lupino)
- Willem Holtrop (Willem Van Mandarine)
- Eric De Saria (Jacquot le fataliste)
- Henri Rubinstein (Orléans)
- Peter Fischer
- Hans Mauli
- Jacques Bouanich
- Jean-Daniel Boucry (Gardiens de prison)
- Philippe Dumond
- Serge Blumental (Clients)
Production
- YC Alligator Film (Bruxelles)
- Constellation Production (Paris)
- Tchin Tchin Productions (Paris)
Pays
Belgique
À propos de ce film
Quatorze ans après Souvenir of Gibraltar, Henri Xhonneux est de retour, avec un projet pour le moins insolite: une fiction subversive imaginée autour du marquis de Sade embastillé, fiction jouée par des acteurs masqués d'une tête d'animal. Les représentations du Sade-chien, du cochon, de la morue, de la vache mamelue, du rat ou du coq ne sont pas laissées au hasard et la symbolique cocasse est largement sollicitée. Mais le sulfureux marquis, qui écrit inlassablement son oeuvre dérangeante, a un interlocuteur privilégié, Colin, son propre sexe, qui s'ennuie ferme dans son inaction forcée et a le gland très discoureur. Le film est un joyeux guignol qui dénonce évidemment les hypocrisies de la religion, les abus du pouvoir, la corruption des rois et des grands de ce monde. Juliette et Justine sont là pour subir avec délices les derniers sévices tandis que la Révolution va enfin donner à la pensée du marquis toute son ampleur libertaire. L'originalité évidente de ce film a déconcerté, avec un parti pris de réalisation trop enfantin en opposition avec son contenu érotico-anarchiste. Les dialogues et l'histoire écrits par Topor, un membre du groupe Panique, qui est l'artiste et l'auteur dont on connaît la férocité, sont jubilatoires. Mais les Sadiens n'ont pas trouvé sérieuse cette galéjade, les pornographes ont regretté que la débauche soit drôle, bref cette farce s'est inscrite dans un style de marionnette que l'on n'attend pas au cinéma. Enfin, certains regrettent que le classicisme conventionnel de la réalisation n'ait pas participé au jeu de massacre et accentué les options de cette ménagerie subversive.