Meeuwen sterven in de haven (1955)

Seagulls Die in the Harbour Les mouettes meurent au port

Countries

Belgique

Silent/Sound

Avec son

Production

Pays

Belgique

À propos de ce film

Le triumvirat Kuypers (cinéaste amateur) Verhavert (critique de cinéma), et Michiels (écrivain) a soudainement atteint, avec Les mouettes meurent au port, un sommet de qualité artistique. Ce drame introduisait style et esthétique dans le cinéma flamand. Pour la première fois, une forme cinématographique se révélait sérieuse et mûre. Ce cri pessimiste de détresse urbaine, soutenu musicalement par la partition de Jack Sels et Max Damasse, dépeint, dans un noir et blanc très expressionniste, les errances d'un homme tourmenté (Julien Schoenaerts) dans la ville portuaire et cosmopolite d'Anvers. Il ne rencontre de compréhension qu'auprès d'un orphelin et de deux femmes sans illusions. Malgré les dialogues trop littéraires et la faiblesse du scénario, héritages du réalisme poétique du cinéma français d'avant-guerre, il émane de ce mélange de drame étouffant et de thriller une force expressive singulière. Les images de terrains industriels déserts, de docks abandonnés, de quartiers blafards et miséreux et de grands bâtiments modernes et impersonnels sont symboliquement bien utilisées. Les mouettes meurent au port, qui rappelle des classiques comme Le troisième homme, Jeux interdits et Sur les quais, est une production de Metropool Films, avec à la barre Bruno De Winter, fondateur et rédacteur en chef de l'hebdomadaire satirique {'t Pallieterke}. Le tournage (de six semaines) commença début mai 1955 dans l'espoir d'une présentation au Festival de Venise. Finalement, le film, acclamé par le public et la presse, fut sélectionné pour Cannes 1956.