Meurtres à domicile (1982)

Home Murders Kettingmoord aan huis

Countries

Belgique

Colour Type

Couleur

Silent/Sound

Avec son

Directeurs

Cast

Production

Pays

Belgique

À propos de ce film

Marc Lobet a signé une impressionnante série de clips publicitaires ou de reportages télévisés, avant d'aborder le long métrage avec un film pour la jeunesse: Prune des bois. Meurtres à domicile, une intrigue policière assez rocambolesque adaptée d'un roman de Thomas Owen, constitue un honorable travail de divertissement. Un grand hôtel de maître très imposant est loué en appartements par un propriétaire antiquaire aux allures inquiétantes. Tous ses habitants sont bizarres: laveur de morts, voyante adepte de sorcellerie, sculpteur pornographe, colonial ornithologue, acteur cabotin, vieux monsieur aux mystérieuses activités. L'intrigue peut commencer: un mort, deux morts, trois morts. Heureusement, parmi les occupants, il y a une femme inspecteur de police, jouée par Anny Duperey, en grande forme, qui va mener dynamiquement une enquête aux nombreux rebondissements. Comme dans tout récit policier classique, tous les suspects ont à la fois un alibi et un mobile. Le meurtrier sera - bien entendu - celui que l'on soupçonnait le moins et la fin du récit de Thomas Owen se situe entre fantastique et fantasque. Le côté artificiel de tout roman policier à énigme est ici bien pris en charge par une série de comédiens belges et français, qui rendent pittoresques leurs personnages, et par une atmosphère étouffante et étrange bien installée par Luc Monheim, lui-même sculpteur et cinéaste, qui a assumé la décoration de cette maison mystérieuse. Les dialogues sont vifs et drôles, tout en évitant l'écueil du mot d'auteur. Ce fut un succès commercial des années 80.