Mirliton (1977)

Countries

Belgique

Colour Type

Couleur

Silent/Sound

Avec son

Directeurs

Cast

Production

Pays

Belgique

À propos de ce film

Malgré des débuts dans le long métrage très critiqués (Déjeuner pour deux) et quelques courts métrages qui passèrent totalement inaperçus (dont Anno 2033, un film écolo-futuriste), Rob Van Eyck continue à affirmer sa vocation de réalisateur et met sur pied un psychodrame qui sera bien accueilli, Mirliton. Ce film sans dialogues, qui s'inspire des romans {Mirliton} et {Bladschaduwen} de Leo Pleysier, est conçu comme une suite disparate de fragments et d'impressions. Une voix off, déclamatoire, souligne l'origine littéraire du film. L'histoire est celle d'un homme qui, accablé par le chagrin de la perte de sa femme, devient schizophrène et tombe entre les mains d'un mystérieux psychiatre. Le film tente de visualiser les idées complexes de cet homme, imprégnées de souvenirs de jeunesse, sous la forme de flash-back, et d'exprimer par des métaphores l'obsession de la mort d'un homme tourmenté. La longue séquence finale, filmée avec deux caméras cachées, suit l'acteur Jacques Verbist dans l'avenue Louise, à Bruxelles, où il est terrassé par une attaque cardiaque. Cette scène, digne d'un reality-show, donne au film un cachet particulier. Mirliton, "dernier film libre en Belgique" selon le sous-titre, fut entièrement financé par son auteur. Le tournage eut lieu à Zichem au cours de l'été 1977 et dura quelque neuf week-ends. Le budget s'élevait à 600.000 FB. Après avoir visionné le film, la Commission de Sélection refusa de lui octroyer une prime de postproduction. Le collectif Fugitive reprit ce film en 16mm dans son catalogue de distribution.