Prince d'une nuit (1936)

Prince for One Night Le fakir de chez Maxim's

Countries

Belgique

Silent/Sound

Avec son

Directeurs

Cast

Production

Pays

Belgique

À propos de ce film

Parallèlement aux amuseurs prolifiques comme Gaston Schoukens ou Jan Vanderheyden, on voit surgir, au long des années 30, quelques réalisateurs qui tentent, l'espace d'un film, de plaire au public populaire, à coups de vedettes bruxelloises. Ainsi le Liégeois Lambert de Braz. Avant de retomber dans l'anonymat à la suite de Prince d'une nuit, il aurait fait ses premières armes dans les studios français et réalisé un documentaire dont le titre laisse présager un suspense haletant: L'histoire des tramways en Belgique. Mais le vrai responsable de ce vaudeville gentillet est sans doute Marcel Roels. Avant de triompher deux ans plus tard dans Bossemans et Coppenolle, ce truculent acteur d'opérettes et de revues joua dans des dizaines de comédies faciles. Son scénario apparaît comme un patchwork de ce théâtre de boulevard bon enfant qu'il menait au succès. Aux côtés du chansonnier parisien Robert Goupil, Roels incarne un avocat volage, épris d'une chanteuse de music-hall, elle-même mariée à un fakir hindou. Les deux compères vont s'empêtrer, dès lors, dans un imbroglio dément, avec vengeance de l'épouse de Roels, ivresses à gags et triple déguisement en fakir! Tout cela à gros traits, à la façon des sketches bruxellois de l'Alhambra. Tourné dans un nouveau studio aménagé à Etterbeek, Prince d'une nuit fut mitraillé par la critique. Le film amusa cependant le public de l'époque, content de retrouver la chanteuse Germaine Broka et la charmante Sim Viva, auréolée par sa prestation récente et hollywoodienne dans Folies-bergère, avec Maurice Chevalier.