Rue Haute (1976)
Hoogstraat
Countries
Belgique
Colour Type
Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Annie Cordy (Mimi)
- Mort Shuman (David)
- Bert Struys (L'homme)
- Anne Marisse (Sandra)
- Guy Verda (Gérard)
- Elliot Tiber (Mike)
- Nadia Gary (Valérie)
- Louise Rocco (Lily)
- Raymond Peira (Le docteur)
- Suzy Falk (La crémière)
- Michel de Warzee (Le fleuriste)
- Pierre Fox (Le guide)
- Martine Willequet (L'infirmière)
- Henny Alma (Belle)
- Esther Christinat (La jeune Mimi)
Production
- Ciné Vog Films (Bruxelles)
- Filmel (Paris)
Pays
Belgique
À propos de ce film
Trajectoire fulgurante que celle du Liégeois André Ernotte durant les années 70: diplômé de l'INSAS, acteur et metteur en scène à Bruxelles, il obtient une bourse de deux ans pour les Etats-Unis et rencontre l'Américain Elliot Tiber, avec qui il écrit des sketches pour la télévision et des scénarios de films (on le verra aussi dans un bref rôle de The French Connection). Puis, ce seront d'autres mises en scène aux Pays-Bas, au Théâtre National ou au TRM (où sa {Walkyrie} fait scandale) et ses débuts au cinéma, avec Rue Haute, avant de s'installer définitivement à New York. Pour cet unique long métrage à ce jour, il rédige à la fois un scénario et un roman, toujours avec Elliot Tiber. Tout le film repose sur la composition inattendue d'Annie Cordy: bien loin de ses chansons comiques, elle incarne une femme du peuple dont les accès de cris et de folie troublent périodiquement le quartier du Sablon. Un peintre américain à Bruxelles va s'attacher à cette malheureuse marchande de poissons et tenter de découvrir l'origine de sa fragilité mentale: l'arrestation de son mari juif pendant l'Occupation. Une autre vedette de music-hall, Mort Shuman, joue ce rôle de bon géant protecteur avec une conviction chaleureuse. Outre la qualité des deux interprètes, cette histoire d'un amour désintéressé et souvent pathétique s'insère avec bonheur dans un milieu populaire haut en couleur, des Marolles au Marché de la Chapelle. Cela dit, l'abus du pittoresque, des scènes à paroxysme (dont un désespoir hurlé dans une église), des comparses parfois caricaturaux handicape maintes fois l'émotion attendue.