Rue Haute (1976)

Hoogstraat

Countries

Belgique

Colour Type

Couleur

Silent/Sound

Avec son

Directeurs

Cast

Production

Pays

Belgique

À propos de ce film

Trajectoire fulgurante que celle du Liégeois André Ernotte durant les années 70: diplômé de l'INSAS, acteur et metteur en scène à Bruxelles, il obtient une bourse de deux ans pour les Etats-Unis et rencontre l'Américain Elliot Tiber, avec qui il écrit des sketches pour la télévision et des scénarios de films (on le verra aussi dans un bref rôle de The French Connection). Puis, ce seront d'autres mises en scène aux Pays-Bas, au Théâtre National ou au TRM (où sa {Walkyrie} fait scandale) et ses débuts au cinéma, avec Rue Haute, avant de s'installer définitivement à New York. Pour cet unique long métrage à ce jour, il rédige à la fois un scénario et un roman, toujours avec Elliot Tiber. Tout le film repose sur la composition inattendue d'Annie Cordy: bien loin de ses chansons comiques, elle incarne une femme du peuple dont les accès de cris et de folie troublent périodiquement le quartier du Sablon. Un peintre américain à Bruxelles va s'attacher à cette malheureuse marchande de poissons et tenter de découvrir l'origine de sa fragilité mentale: l'arrestation de son mari juif pendant l'Occupation. Une autre vedette de music-hall, Mort Shuman, joue ce rôle de bon géant protecteur avec une conviction chaleureuse. Outre la qualité des deux interprètes, cette histoire d'un amour désintéressé et souvent pathétique s'insère avec bonheur dans un milieu populaire haut en couleur, des Marolles au Marché de la Chapelle. Cela dit, l'abus du pittoresque, des scènes à paroxysme (dont un désespoir hurlé dans une église), des comparses parfois caricaturaux handicape maintes fois l'émotion attendue.