Soldats sans uniforme (1944)
Soldiers without Uniform Soldaten zonder uniform
Countries
Belgique
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- René Herdé (Walter Izard)
- André Gevrey (Lieutenant Stéphane)
- Simone Poncin (Evelyne Watson)
- Hubert Daix (Rexiste)
- Jos Gevers (Inspecteur Schuller)
- Marcel Berteau (Gérard)
- Maurice Auzat (Le comte)
- Robert Lussac (Le colonel)
- Jules Ghaye
- Georges Cox (Adolphe)
- Ray Hiernaux (Le banquier Farrar)
- Lyta Thévenet (Claire)
- Germaine Lacroix (La soubrette)
- Viviane Chantel (Le modèle)
- Jet Naessens (Nicaise)
- Adolphe Tamines (La femme)
- Marguerite Daulboys (L'infirmière)
- Emile Deluc (Le docteur)
- Lucien Charbonnier (L'imprimeur)
- Edgar Willy (Le chauffeur)
- Jean Stéphane (Le télégraphiste)
- Maurice Tamines (Le publiciste)
- Harry Dupray (Le domestique)
- Tonniet
- Van Houte
- Bouchat
- Jean Jeannelin
- Bienvenu
- Sales
- Léon Rosy
- A. Joubert
- Paul Saussus
- Jean Ramon
Production
- Probeldis (Bruxelles)
Pays
Belgique
À propos de ce film
Pendant l'occupation allemande, Emile-Georges De Meyst avait écrit plusieurs articles pour la presse clandestine et l'idée lui vint, en juillet 1944, de tourner en secret un film de fiction sur la Résistance. Feignant de réaliser des documentaires culturels, il avait pu stocker de la pellicule. Il rédigea ensuite avec René Herdé (le comédien qui allait jouer le chef du réseau) un faux scénario sur les crimes de trafiquants de drogue. La méfiance était de rigueur, l'ingénieur du son étant un collaborateur notoire. Le tournage commença durant les ultimes semaines de l'Occupation. La majorité des comédiens croyait jouer dans un polar. Dès la Libération de Bruxelles, De Meyst réalisa les séquences en uniformes, achevant à la hâte ce qui allait devenir la première fiction sur la Résistance. La première projection eut lieu le 14 octobre déjà, et le succès fut à la mesure des risques courus: le film rapporta quatre fois son coût rien qu'en Belgique et fut vendu, selon De Meyst, dans vingt pays. Soldats sans uniforme souffrait, bien entendu, du tour de force qu'avait constitué sa réalisation: maladresses techniques, photo charbonneuse, dialogues ampoulés et poncifs à la pelle caricaturant les Allemands pour mieux exalter une Résistance décrite fort naïvement. Cependant, pour un public délivré depuis peu du fléau nazi, l'effet de choc fut immédiat. Gestapo et S.S. tortionnaires, réseau de saboteurs (dirigé par un vaillant châtelain), espionne perfide tentant de démasquer les maquisards et catharsis finale à la vue de la débâcle hitlérienne assurèrent le triomphe du film.