Taxandria (1994)
Countries
Belgique
Colour Type
Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Armin Mueller-Stahl (Virgilus/Karol)
- Andrew Sachs (Superintendent)
- Richard Kattan (Jan)
- Elliott Spiers (Aimé)
- Katja Studt (Ailee)
- Daniel Emilfork (First Minister)
- Julien Schoenaerts (Bonze/Leader)
- Chris Campion (Klooster)
- Robert Lemaire (Lamp)
- Joris Van Ransbeek (Versalus)
Production
- Iblis Films (Brussel)
- Bibo TV & Film Productions (Berlin)
- Les Productions Dussart (Paris)
- Praxino Pictures (Amsterdam)
- Magyar Filmgyártó Vállalat Mafilm (Budapest)
Pays
Belgique
À propos de ce film
Ses courts métrages animés - des fables politico-poétiques intitulées Goldframe, Chromophobia ou Harpya - ont fait de Raoul Servais un des principaux cinéastes belges, à la reconnaissance internationale. La Belgique attendit plus de dix longues années son long métrage ambitieux où, à l'instar de Harpya, devaient se fondre vie et animation, grâce à un procédé de son cru, la "Servaisgraphie". Succombant à la pression commerciale, Servais fit appel à l'animation par ordinateur qui se développait à grands pas, échangea la rigidité picturale (calquée du surréaliste Paul Delvaux) pour un style plus dynamique, et inventa une histoire-cadre plus réaliste (et réalisable plus rapidement). Le résultat de cette vision amputée a un effet un peu fruste, déséquilibré (et avec une bande sonore banale, ce qui n'aide rien), mais l'univers animé imaginaire reste envoûtant. A Taxandria, le temps est suspendu et le progrès interdit. Les princes Filippus VII-VIII, assistés par un corps de fonctionnaires kafkaïens et une police à la Keystone Cops, se portent garants de "l'ordre et de la tranquillité", en appliquant la censure totale de la représentation. L'étudiant Aimé, destiné malgré lui par le fonctionnaire en chef Virgilus à lui succéder, est harcelé par la jeune rebelle Ailee pour démasquer le secret de Taxandria, à l'aide d'une camera obscura, et de rétablir la liberté. Les acteurs s'accordent magnifiquement aux décors ouvertement maniérés, conçus par l'âme soeur François Schuiten, architecte et dessinateur de l'ambitieuse série de bandes dessinées {De duistere steden} ("Les cités obscures"). Et l'influence de Delvaux, Magritte, Spilliaert et Winsor McCay est évidente.