Toto le héros (1991)
Toto the Hero Toto de held
Countries
Belgique, L'Allemagne
Colour Type
Couleur
Silent/Sound
Avec son
Directeurs
Cast
- Michel Bouquet (Thomas vieux)
- Jo De Backer (Thomas adulte)
- Thomas Godet (Thomas enfant)
- Gisela Uhlen (Evelyne vieille)
- Mireille Perrier (Evelyne adulte)
- Sandrine Blancke (Alice)
- Peter Böhlke (Alfred vieux)
- Didier Ferney (Alfred adulte)
- Hugo H. Harrisson (Alfred enfant)
- Klaus Schindler (Père de Thomas)
- Fabienne Loriaux (Mère de Thomas)
- Didier De Neck (M. Kant)
- Christine Smeysters (Mme Kant)
- Karim Moussati (Célestin enfant)
- Pascal Duquenne (Célestin adulte)
- Harry Cleven
- Josse De Pauw
- Alexandre Von Sivers
Production
- Iblis Films (Brussel)
Pays
Belgique, L'Allemagne
À propos de ce film
Jaco Van Dormael s'était déjà fait remarquer par des courts métrages de fiction (E pericoloso sporgersi) ou par des films documentaires (L'imitateur et Stade) qui annonçaient tout ce qui allait prendre sa pleine mesure avec cet étonnant Toto le héros. Apparemment, l'histoire est une non-histoire: celle d'un homme, Thomas, à qui l'on a, croit-il, "volé" sa vraie vie et dont l'existence est restée vide. Mais le récit est rendu complexe par une construction en flash-back successifs, par le mélange de tous les temps de l'existence (de la petite enfance à la jubilation postmortem), et même par la création d'un Toto imaginaire. Le vrai, le faux, le possible et le "peut-être" se mêlent sans cesse, donnant des informations contradictoires et, comme le son joue parfois à côté de l'image, un réseau narratif subtil s'installe. Cette structure en continuel passage du subjectif à l'objectif, de l'annoncé à l'énoncé, est remarquablement maîtrisée par le réalisateur, qui a su imposer une cohérence qui ne rejette pas l'identification du spectateur. A cela, il faut ajouter la force des thèmes conducteurs depuis celui, central, du "Je est un autre" jusqu'à la pulsion de mort, en passant par l'inceste et la vengeance. Mais c'est sans doute dans l'exploration de l'esprit d'enfance que Jaco Van Dormael est le plus novateur. Ce film où, pour une fois, le cinéma d'auteur et le cinéma dit commercial ne sont pas antagonistes a été couronné par de nombreuses récompenses internationales, un immense succès critique et public et, à Cannes, par la Caméra d'Or. Certainement le film événement de la décennie 90.